- ⚖️ Le cadre légal général
- 🏢 Entreprises concernées
- 🧩 Thèmes obligatoires de la négociation
- 🗂️ Thèmes facultatifs (selon la loi)
- 👥 Qui négocie et comment ?
- 1. Les acteurs
- 2. Le calendrier
- 3. Les supports et documents préparatoires
- 📅 Fréquence et articulation avec les autres négociations
- 🔍 En cas d’échec de la négociation
- 🧾 En résumé
⚖️ Le cadre légal général
🔼 Retour au sommaireLa loi donne une valeur obligatoire à certaines dispositions de l’ANI du 9 avril 2024, en inscrivant dans le Code du travail une obligation de négociation périodique sur l’emploi des seniors :
🔹 Les entreprises d’au moins 300 salariés doivent engager tous les quatre ans une négociation spécifique et distincte portant sur l’emploi des salariés expérimentés (terme utilisé plutôt que « seniors » dans la version législative).
🏢 Entreprises concernées
🔼 Retour au sommaire| Taille d’entreprise | Obligation | Périodicité | Particularité |
|---|---|---|---|
| Moins de 300 salariés | Pas d’obligation spécifique, mais possibilité de négocier volontairement dans le cadre de la NAO ou d’un accord QVCT. | Libre | Facultatif. |
| 300 salariés et plus | Obligation légale de négociation spécifique et autonome. | Tous les 4 ans | Ne peut pas être fusionnée avec la NAO (Négociation Annuelle Obligatoire). |
Cette obligation vient s’ajouter aux négociations déjà prévues par le Code du travail (égalité professionnelle, QVCT, gestion des emplois et parcours professionnels – GPEC…).
🧩 Thèmes obligatoires de la négociation
🔼 Retour au sommaireLa loi fixe un socle minimum de thèmes qui doivent impérativement être abordés dans la négociation :
- Le recrutement des salariés expérimentés :
- Objectif : favoriser l’embauche des plus de 50 ans, lever les freins à l’embauche (préjugés, adaptation des postes).
- Mesures possibles : politique de recrutement inclusive, adaptation des offres d’emploi, actions de sensibilisation des recruteurs.
- Le maintien dans l’emploi :
- Adaptation des conditions de travail, prévention de la pénibilité, formation continue, aménagement du poste.
- Suivi des entretiens professionnels spécifiques pour les salariés de plus de 45 ou 50 ans.
- L’aménagement des fins de carrière :
- Gestion du temps de travail (temps partiel de fin de carrière, cumul emploi-retraite, compte épargne-temps).
- Transition entre activité et retraite, départ progressif, aménagement de la charge de travail.
- La transmission des savoirs et des compétences :
- Tutorat, mécénat de compétences, compagnonnage intergénérationnel.
- Valorisation du rôle des salariés expérimentés dans la formation interne.
🗂️ Thèmes facultatifs (selon la loi)
🔼 Retour au sommaireOutre ce noyau dur, la négociation peut intégrer des thèmes complémentaires, selon les besoins de l’entreprise :
- Modalités de management intergénérationnel (sensibilisation des managers, pratiques inclusives).
- Gestion des carrières mixtes (évolution, formation, reclassement interne).
- Actions de sensibilisation contre l’âgisme.
- Dispositifs de bilan de compétences ou de seconde partie de carrière.
- Mesures de formation au tutorat pour les salariés expérimentés.
👥 Qui négocie et comment ?
🔼 Retour au sommaire1. Les acteurs
🔼 Retour au sommaire- Côté direction :
L’employeur ou son représentant (souvent le DRH). - Côté salariés :
Les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC…).
En l’absence de délégués syndicaux, la négociation peut être menée par :- le CSE (membres élus mandatés), ou
- des salariés mandatés par une organisation syndicale extérieure (article L.2232-21 du Code du travail).
2. Le calendrier
🔼 Retour au sommaire- Périodicité fixée à tous les 4 ans.
- Le début de la négociation peut être initié :
- soit par l’employeur (initiative recommandée pour éviter le contentieux),
- soit à la demande d’une organisation syndicale représentative.
- Les modalités de négociation (ordre du jour, calendrier, documents transmis) suivent celles des autres négociations obligatoires (articles L.2242-1 à L.2242-21 du Code du travail).
3. Les supports et documents préparatoires
🔼 Retour au sommaireAvant l’ouverture des discussions, l’entreprise doit transmettre les données utiles issues de la BDESE (Base de Données Économiques, Sociales et Environnementales), notamment :
- effectifs par âge, ancienneté, métiers,
- taux de départs et recrutements par tranche d’âge,
- dispositifs de formation,
- bilans GPEC,
- part des salariés de plus de 55 ans dans l’effectif total.
💡 Ces données sont essentielles pour objectiver le diagnostic et fixer des objectifs mesurables (ex. taux de maintien, taux de tutorat, indicateurs seniors).
📅 Fréquence et articulation avec les autres négociations
🔼 Retour au sommaireCette négociation ne se substitue pas :
- à la NAO annuelle sur les salaires et l’égalité pro,
- ni à la négociation QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail).
👉 Elle doit être autonome, avec un accord distinct, signé selon les règles de validité des accords collectifs (50 % des suffrages exprimés au 1er tour des dernières élections professionnelles).
🔍 En cas d’échec de la négociation
🔼 Retour au sommaireSi aucun accord n’est conclu, un procès-verbal de désaccord doit être établi.
L’employeur doit alors établir un plan d’action unilatéral, soumis pour information au CSE.
Ce plan précisera :
- les actions envisagées sur les 4 thèmes obligatoires,
- les indicateurs de suivi,
- les moyens alloués.
🧾 En résumé
🔼 Retour au sommaire| Élément | Entreprises < 300 salariés | Entreprises ≥ 300 salariés |
|---|---|---|
| Obligation | Non, possibilité volontaire | Oui, négociation obligatoire spécifique |
| Fréquence | Libre | Tous les 4 ans |
| Thèmes obligatoires | Idem si volontaire | Recrutement – Maintien – Fin de carrière – Transmission |
| Acteurs | Direction / Délégués syndicaux / CSE | Direction / Délégués syndicaux (ou salariés mandatés) |
| Issue possible | Accord ou plan unilatéral | Accord ou plan unilatéral après PV de désaccord |

