BDESE : 10 ans après, 1 entreprise sur 3 ne respecte toujours pas la loi

L’essentiel en 30 secondes 👇

BDESE : 10 ans après, 1 entreprise sur 3 ne respecte toujours pas la loi

Le baromètre 2025 des Éditions Tissot révèle un constat inquiétant : un tiers des entreprises concernées n’ont toujours pas mis en place leur base de données économiques, sociales et environnementales (BDESE).

🔼 Retour au sommaire

Mais la bonne nouvelle, c’est que là où elle existe, la BDESE commence enfin à trouver sa place dans le dialogue social.


⚖️ Une obligation vieille de dix ans… encore trop souvent ignorée

🔼 Retour au sommaire

Depuis 2015, toutes les entreprises d’au moins 50 salariés doivent mettre à disposition du CSE et des délégués syndicaux une BDESE regroupant les données économiques, sociales et environnementales de l’entreprise.

Pourtant, selon le 4e baromètre BDESE publié par les Éditions Tissot en octobre 2025 :

30 % des entreprises ne respectent toujours pas cette obligation légale.

La principale raison invoquée : le manque de temps.
Un argument difficile à entendre quand on sait que le défaut de mise à disposition peut être qualifié de délit d’entrave puni d’une amende de 7 500 €, voire entraîner la mise en cause du responsable RH.


💻 La digitalisation s’impose enfin

🔼 Retour au sommaire

Malgré ce retard, la digitalisation de la BDESE s’impose comme une évidence pour la majorité des entreprises :

  • 44 % utilisent désormais des solutions de partage de dossiers (serveur ou cloud),
  • 39 % ont investi dans un outil dématérialisé intégré à leur SIRH ou une solution spécifique,
  • et seuls 9 % continuent à gérer leur BDESE sur papier.

« La dématérialisation améliore la lisibilité des informations et facilite leur appropriation par les représentants du personnel », souligne Caroline Acs, directrice générale des Éditions Tissot.


💬 De la contrainte à l’outil stratégique

🔼 Retour au sommaire

Longtemps perçue comme un exercice administratif sans valeur ajoutée, la BDESE commence à convaincre.
En 2025, près de la moitié des DRH (47 %) déclarent en être satisfaits.

Cet outil devient enfin un levier de pilotage RH et de stratégie sociale :
il centralise les données clés sur la politique salariale, la formation, la mobilité interne, l’égalité professionnelle ou encore l’absentéisme.

Autrement dit, la BDESE ne sert plus seulement à “cocher la case” réglementaire, mais à nourrir le dialogue social et à prévenir les conflits.


🚀 Vers une nouvelle étape du dialogue social

🔼 Retour au sommaire

L’étude conclut sur une note optimiste :

“L’obligation légale a permis aux entreprises d’apprécier le potentiel de certains indicateurs RH”, observe Caroline Acs.
“La prochaine étape sera d’impliquer davantage les délégués syndicaux et la direction pour adapter la BDESE aux besoins réels de l’entreprise.”

L’enjeu est clair : faire de la BDESE un outil vivant, co-construit par la direction et les représentants du personnel, au service d’une meilleure compréhension des enjeux économiques, sociaux et environnementaux.


📌 À retenir

🔼 Retour au sommaire
  • 🕓 30 % des entreprises ne respectent toujours pas la loi.
  • 💻 La digitalisation s’impose comme une tendance forte.
  • 💡 47 % des RH sont désormais satisfaits de leur BDESE.
  • 🗣️ La BDESE devient un outil clé du dialogue social, et non plus une simple contrainte.

✍️ En conclusion

🔼 Retour au sommaire

Dix ans après son instauration, la BDESE sort doucement de l’ombre.
Loin d’être un gadget bureaucratique, elle s’impose comme un outil de transparence, de gouvernance et de dialogue entre direction et CSE.

Reste à transformer l’obligation légale en réflexe collectif.
Parce que, comme souvent dans le dialogue social, la clé n’est pas dans la contrainte, mais dans l’appropriation.